Le plan « grand froid » pour les sans abris activé, dans plusieurs départements Français.

Sept départements ont activé lundi leur plan « grand froid » pour l’hébergement des sans-abris.
Les départements sont: Cantal, Ardennes, Haute-Marne, Nord, Eure, Seine-Maritime et Var. Météo-France a placé lundi en vigilance orange 24 départements du centre et du nord dont Paris.
Au total, 146.800 places d’hébergement étaient ouvertes lundi soir -soit 5.900 places de plus que l’année dernière. Il manquerait tout de même plusieurs dizaines de milliers de places d’hébergement dans les grandes villes.
Chaque année, plusieurs dizaines de sans-abris meurent encore dans la rue en période hivernale.

R.M.

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La délocalisation industrielle préoccupe de nombreux Français.

Face aux multiples délocalisations des entreprises au cours des dernières années, on peut se demander comment l’État réagit pour lutter contre ce phénomène de plus en plus répandu. Déjà, l’État français dispose d’un Conseil d’analyse économique, placé sous l’autorité du premier ministre, pour analyser la situation. Vouloir baisser le coût du travail, c’est-à-dire diminuer les charges sociales patronales et augmenter la TVA, cette idée n’est pas partagée par tous les analystes français qui estiment que le coût du travail n’est pas le seul facteur de délocalisation en France. Les entreprises peuvent aussi simplement vouloir partir pour conquérir de nouveaux marchés, donc tout dépend de la cause de la délocalisation.

La première conséquence de la délocalisation est souvent la perte d’emplois. L’économie française est déjà mal en point et le taux de chômage ne baisse pas. Quand les entreprises ferment leurs portes, des milliers de Français perdent leurs emplois. la délocalisation détruit 36 000 emplois en moyenne par an en France. En période de croissance, le secteur de l’emploi est touché par une perte de 20 000 personnes et, en récession, c’est 60 000 emplois de perdus. Des secteurs comme celui de l’automobile ont supprimé plus de 100 000 emplois en l’espace de 10 ans à cause de la délocalisation.

C’est pourquoi, quand une entreprise décide de partir installer ses sites de production ailleurs, les citoyens français sont en panique, car une bonne partie d’entre eux vont perdre leur gagne-pain.

En dehors de la perte d’emplois, la délocalisation peut avoir un impact sur le PIB de la France et sur son image dans le monde, car ce pays européen devient dépendant des pays étrangers à cause de la forte croissance des importations et de la diminution des exportations. Si les entreprises délocalisent, les produits désirés par les consommateurs ne se produisent plus sur le territoire; ils sont alors obligés d’acheter sur les marchés extérieurs. Par conséquent, la balance commerciale du pays risque d’être déficitaire, car l’État fait plus de dépenses que de bénéfices. Par exemple, le secteur de l’électronique est l’un des plus touchés en France. Aujourd’hui, les consommateurs préfèrent les téléphones de marque asiatique au détriment de ceux faits en France, ce qui cause la perte de ces entreprises et peut les pousser à délocaliser.

Plusieurs facteurs expliquent le phénomène de délocalisation en France. Cela étant, les entreprises françaises décident souvent de délocaliser parce que les salaires en France sont élevés et que les employés ne sont pas assez qualifiés. Par conséquent, le chiffre d’affaires diminue et les entreprises françaises ne sont pas capables de rivaliser avec les autres sur le marché international. Il est compréhensible que les entrepreneurs français aient peur de faire faillite, car les pays émergents stimulent une forte concurrence sur les marchés de consommation à cause de leur forte production et leurs produits à prix réduit.

Les entreprises françaises délocalisent aussi étant donné la situation économique préoccupante de leur pays (chômage, récession, etc.) et que le pouvoir d’achat des ménages diminue. Par conséquent, si les entreprises produisent à coûts élevés et les consommateurs achètent moins, il n’y a pas vraiment de rentabilité. Alors, elles préfèrent délocaliser dans des pays voisins pour répondre à la demande française et à la demande internationale, mais à des coûts de production moins élevés.

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La conquête de la Tunisie depuis Sarkozy.

La main-d’œuvre tunisienne dispose d’une bonne formation de base, s’adapte vite. Mais il a fallu entièrement la former à la technologie restée sans concurrence en Tunisie, celle du moulage de pièces à la cire perdue.»

C’est sous Nicolas Sarkozy que depuis sa visite officielle en Tunisie, un voyage quasi-secret, annoncé en quelques phrases dans la presse tunisienne pendant son mandat présidentiel pour le lancement d’un accord. Sur le plan économique, ce concept s’est traduit surtout par des délocalisations pour des entreprises européennes, mais pas seulement. Les Américains aussi ont transféré des usines au Maghreb, notamment en Tunisie, avec ce fournisseur de Boeing, la société Eurocast, installée à Tunis. Eurocast pour qui l’Europe devient, depuis la Tunisie, un marché de conquête. La Tunisie est devenue très attractive pour certaines entreprises françaises qui n’hésitent plus à délocaliser leur production.

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Gilets jaunes : 25 demandes à l’INPI de dépôt en tout.

25 demandes de dépôt en tout.

Depuis quelques semaines, l’Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi) reçoit régulièrement des demandes de dépôt de la marque « gilets jaunes » sous diverses formes, avec ou sans majuscule, avec ou sans pluriel… Vingt-cinq demandes ont été enregistrées et l’une d’elles émane d’un responsable politique, le président des Patriotes Florian Philippot. »

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Les femmes représentent 45% des Gilets Jaunes.

Depuis le début, le mouvement des gilets jaunes est porté et incarné par des femmes, surgies de la France des classes populaires et moyennes. Parce que le mouvement parle concrètement de la baisse du pouvoir d’achat, ce sont elles, le plus souvent, qui essaient de remplir le caddy sans se mettre dans le rouge à la fin du mois. La visibilité frappante des femmes en jaune ne signifie pas qu’il n’y a pas eu de femmes dans des mobilisations dans le passé ou récemment. « Il y a eu plein de luttes très féminisées qui n’ont pas été, ou pas beaucoup médiatisées. Les femmes de chambre en grève illimitée de l’Hôtel Park Hyatt, les salariées des Ehpad, le personnel des écoles maternelles. Aussi des grèves chez Moulinex où les journalistes interviewaient des hommes en tant que représentants syndicaux, porte paroles, alors que la majorité des grévistes étaient des femmes. Un choix qui montre qu’habituellement, on relaie moins la parole des femmes dans les luttes sociales. La précarisation des emplois frappe de plein fouet les femmes : elles représentent les 3/4 des salariés à bas salaires. Les pensions des femmes sont environ de 40 % moins élevées que celle des hommes. Il a été question récemment de remettre en cause la pension de réversion, touchée par une grande majorité des veuves. La  pension de réversion a permis jusqu’ici d’éponger l’écart entre les pensions des femmes et des hommes. Il y a aussi une explosion du nombre de mères seules qui élèvent leurs enfants avec de tout petits salaires. Les femmes représentent 85 % des familles monoparentales selon l’Insee. Il est donc logique de les retrouver en gilet jaune.

Les droits des femmes n’ont réellement commencé à évoluer en France qu’il y a quelques décennies. Historiquement, en quelques dates…

 

Bref rappel, sur les deux derniers siècles de l’évolution des droits des femmes.

1791 : Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne »

1792 : La loi permet le divorce par consentement mutuel

1804 : Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »

1850 : Création obligatoire d’écoles de filles dans les communes de 800 habitants (loi Falloux)

1876 : Hubertine Auclert fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes

1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique

1920 : La loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime

1924 : Uniformisation des programmes scolaires masculins et féminins et création d’un baccalauréat unique

1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée

1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes.

1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »

1956 : Fondation de « la maternité heureuse » qui devient en 1960 Mouvement Français pour le Planning Familial

1965 :  Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.

1967 : Loi Neuwirth autorise la contraception

1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle

1972 : – Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal ».
– L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues

1974 : Françoise Giroud première secrétaire d’état à la condition féminine

1975 : – Loi Veil pou l’Interruption Volontaire de Grossesse – IVG

– Réintroduction dans la loi du divorce par consentement mutuel

1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics

1980 : Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l’Académie française

1981 : Yvette Roudy est ministre déléguée des droits de la femme

1982 : L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale

1983 : Loi Roudy pose le principe de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents

1991 : Édith cresson première femme 1re ministre

1993 : – La loi du 8 janvier affirme le principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés).

– Loi Neiertz : condamnation de l’entrave à l’IVG

1999 : Création du PACS (pacte civil de solidarité)

2000 : Mise en œuvre d’une politique globale d’égalité des chances dans le système éducatif

Condamnation de l’entrave à l’IVG

2000 : Promulgation de la première loi sur la parité politique

2001 : Augmentation du délai égal de l’IVG de 10 à 12 semaines

2002 : – Création du congé de paternité
– Reconnaissance de l’autorité parentale conjointe + garde alternée + coparentalité
– L’enfant peut porter le nom de ses deux parents

2003 : Loi instaurant la prestation d’accueil du jeune enfant.

2004 : La loi du 26 mai relative au divorce introduit la procédure d’éviction du conjoint violent.

2005 : La loi du 12 décembre relative au traitement de la récidive des infractions pénales donne la possibilité au juge pénal d’ordonner à l’auteur de violences de résider hors du domicile ou de la résidence du couple.

2006 : – Loi du 4 avril renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs ajout le partenaire « pacsé » et les « ex » au titre des circonstances aggravantes.

– Introduction de la notion de respect dans les obligations du mariage
– Alignement de l’âge légal du mariage pour les garçons et les filles à 18 ans
– Loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.
– 29 % des entreprises sont créées par des femmes
– Les salaires des femmes sont inférieurs de 27 % à ceux des hommes.
– En droit direct, les femmes touchent 825 € en moyenne contre 1 426 € pour les hommes, soit 50 % des retraites des hommes

2008 : – Inscription dans la Constitution de « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».
– Les femmes représentent 47.6 % de la population active, 57,2 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes (à vérifier). Parmi les travailleurs à temps partiel 82 % sont des femmes

2010 : Vote de la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants : création de l’ordonnance de protection des victimes et du délit de harcèlement moral au sein du couple.

2012 : Vote de la Loi n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.

2014 : Vote de la Loi n°2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes

2016 : Vote de la Loi n° 2016-444 du 6 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et accompagner les personnes prostituées.

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Chômage partiel dans de nombreuses entreprises en France, suite aux manifestations « blocages » de ces derniers jours.

En raison des blocages de manifestants de ces derniers jours en France , certains sont obligés de mettre une partie de leurs salariés au chômage partiel. Pour 4 des 18 entreprises du Gard par exemple, qui sont concernées, ça représente 100% des salariés. C’est le cas notamment pour certains super ou hypermarchés qui ne sont plus livrés en raison du blocage des centres de logistique de leur enseigne. Au total, 900 salariés en chômage partiel. 60 000 heures de travail perdues.85% du tissu économique est composé de TPE et de PME. Les blocages touchent aussi les grosses entreprises comme Perrier ou Royal Canin qui ont elles aussi été obligées de mettre une partie de leurs salariés en chômage partiel.

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Politique, syndicalisme et les anarchistes enragés de la révolution Française.

L’image d’Epinal de l’anarchisme c’est souvent le boxon généralisé ou le règne du « moi, je » au détriment de l’autre. Cette vision, bien qu’apparemment attachée à certains courants anarchistes, anarchisme de droite qui y mêlent l’individualisme poussé à l’extrême. L’anarchisme est un système individualiste, et ne peut être viable que par unité, unité pour 1 et non pour union.

Discussions sans fin pour déterminer les options, et comme chaque individualité peut avoir une vision différente, la naissance de conflits entre tendance se fait jour, et ce système porte ses propres échecs. Curieusement, l’anarchie est en général classée de gauche. Mais c’est un non-sens. Les idéologies de gauche sont basées sur un Etat hypertrophié et balourd, en général irrespectueux de ses citoyens.

Comme l’anarchie prône l’absence de structure centrale, et l’épanouissement individuel, cela ne peut pas être de gauche.

Mais historiquement, dans les années 20, quand l’anarchisme était un vrai courant politique, ceux le pratiquant étaient perçus comme remettant en cause l’ordre existant. Et à l’époque, on ne remettait pas en cause l’ordre existant si on était de droite. D’où la classification de l’anarchisme en idéologie de gauche. Certains penseurs libertaires américains comme Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson et Walt Whitman, préfigurent l’anarchisme contemporain de la contre-culture, de l’écologie, ou de la désobéissance civile. Pendant la Révolution française, le mouvement des Enragés s’oppose au principe jacobin du pouvoir de l’État et propose une forme de communisme. L’un de ses porte-paroles, Jacques Roux, surnommé « le curé rouge », critique la notion de propriété, multiplie les attaques contre les riches, justifie les pillages de boutiques, les qualifiant de restitutions.

« Pour Moi, il n’y a rien au-dessus de Moi ». Pour lui, l’« Homme » est une généralité abstraite qui n’épuise pas l’individualité de chacun, car chacun est unique, et par là, il est « plus qu’homme ». Stirner affirme, « Je suis unique et indicible » : l’Unique est pour chacun, lui-même, en tant que l’individu vivant et unique qu’il est.

(1845, Max Stirner publie L’Unique et sa propriété (Der Einzige und sein Eigentum) qui devient la référence théorique fondatrice de l’anarchisme individualiste)

L’Unique est souverain, il ne s’aliène à aucune personne, ni à aucune idée, et considère l’ensemble du monde comme sa propriété dans le sens où il s’approprie tout ce que son pouvoir lui permet de s’approprier. À la différence des rapports d’autorité de la société, rapports forcés et placés sous le signe de la soumission à la loi, à l’État, Stirner envisage pour refonder la vie sociale, un associationnisme libre et volontaire, auquel nul n’est tenu, une association d’égoïstes où la cause n’est pas l’association mais celui qui en fait partie. Cette association n’est pas, pour l’Unique, une soumission, mais une multiplication de sa puissance.

Face à la guerre, les réactions des anars français furent multiples. Ayant en mémoire la boucherie de 14-18, les pacifistes engagés avec Louis Lecoin autour du tract Paix immédiate ne ménagèrent pas leurs efforts pour tenter d’éviter une guerre devenue hélas incontournable (notons tout de même que certains égarés, en petit nombre heureusement, confondirent peu après armistice et pacifisme. Mais qui n’a pas eu ses brebis galeuses durant cette période ?). Il y eut aussi de nombreux déserteurs, des insoumis qui n’avaient nullement l’intention de « se faire trouer la peau pour le capitalisme ». D’autres luttèrent dans les camps et les prisons où ils étaient enfermés.

Enfin, les anars apportèrent bien sûr leur contribution dans les maquis et les réseaux. Pour donner un aperçu de la diversité des situations, citons quelques exemples. Sur Marseille, un groupe anar clandestin édita pendant trois ans tracts, journaux et affiches. Celle intitulée « Mort aux vaches » se terminait par « Crève-les toutes » : qu’elles portent en grelot une croix gammée, une étoile rouge, l’ordre de la Jarretière, la croix de Lorraine ou une francisque. Vive la liberté ! Vive la paix ! Vive la révolution sociale ! »

Lors de la Révolution française, les enragés étaient un groupe de révolutionnaires radicaux qui eurent notamment pour représentant le prêtre constitutionnel Jacques Roux. Ils revendiquent l’égalité civique et politique mais aussi sociale, préconisant la taxation des denrées, la réquisition des grains et des taxes sur les riches.

PIERRE MONATTE

« Mon désir n’est pas tant de vous donner un exposé théorique du syndicalisme révolutionnaire que de vous le montrer à l’œuvre et, ainsi, de faire parler les faits. Le syndicalisme révolutionnaire, à la différence du socialisme et de l’anarchisme qui l’ont précédé dans la carrière, s’est affirmé moins par des théories que par des actes, et c’est dans l’action plus que dans les livres qu’on doit l’aller chercher.
Il faudrait être aveugle pour ne pas voir tout ce qu’il y a de commun entre l’anarchisme et le syndicalisme. Tous les deux poursuivent l’extirpation complète du capitalisme et du salariat par le moyen de la révolution sociale. Le syndicalisme, qui est la preuve d’un réveil du mouvement ouvrier, a rappelé l’anarchisme au sentiment de ses origines ouvrières ; d’autre part, les anarchistes n’ont pas peu contribué à entraîner le mouvement ouvrier dans la voie révolutionnaire et à populariser l’idée de l’action directe. Ainsi donc, syndicalisme et anarchisme ont réagi l’un sur l’autre, pour le plus grand bien de l’un et de l’autre.

C’est en France, dans les cadres de la Confédération générale du travail, que les idées syndicalistes révolutionnaires ont pris naissance et se sont développées. La confédération occupe une place absolument à part dans le mouvement ouvrier international. C’est la seule organisation qui tout en se déclarant nettement révolutionnaire, soit sans attaches aucunes avec les partis politiques, même les plus avancés. Dans la plupart des autres pays que la France, la social-démocratie joue les premiers rôles. En France, la C.G.T. laisse loin derrière elle, par la force numérique autant que par l’influence exercée, le Parti socialiste elle prétend représenter seule la classe ouvrière, et elle a repoussé hautement toutes les avances qui lui ont été faites depuis quelques années. L’autonomie a fait sa force et elle entend demeurer autonome.

Cette prétention de la C.G.T., son refus de traiter avec les partis, lui a valu de la part d’adversaires exaspérés, le qualificatif d’anarchiste. Aucun cependant n’est plus faux. La C.G.T., vaste groupement de syndicats et d’unions ouvrières, n’a pas de doctrine officielle. Mais toutes les doctrines y sont représentées et y jouissent d’une tolérance égale. Il y a dans le comité confédéral un certain nombre d’anarchistes ; ils s’y rencontrent et y collaborent avec des socialistes dont la grande majorité – il convient de le noter au passage – n’est pas moins hostile que ne le sont les anarchistes à toute idée d’entente entre les syndicats et le parti socialiste.

 

Du marchand de sommeil à la législation.

Un marchand de sommeil est une personne propriétaire d’un bien immobilier qui le loue par parties à des personnes en difficulté sociale. Les biens sont vétustes, insalubres, peu ou pas entretenus, et ont été divisés de manière à générer le plus de revenus possibles en maximisant le nombre de locataires. 

La première loi sur le logement insalubre date du . La Loi Duflot, également appelée loi ALUR, prévoit dans un décret de décembre 2016 de décider d’autorisation préalables à la mise en location. Le permis de louer est une mesure administrative relative au droit immobilier en France. Elle découle de décrets pris à compter de décembre 2016 permettant aux collectivités locales d’imposer une déclaration préalable à la location ou une autorisation préalable à la location d’un logement. Les contrats de location font l’objet d’une vérification par les autorités locales, passant par une déclaration ou une autorisation préalable.

Principales mesures de la loi Duflot.

Les mesures de la loi se déclinent en plusieurs points : l’interdiction aux marchands de sommeil condamnés d’acquérir des biens immobiliers, suspension des allocations logement versées directement aux propriétaires défaillants pour les inciter à les rénover, donner les moyens d’agir aux intercommunalités à la place du préfet. Après l’arrêté de mises en travaux obligatoires, si le délai imparti est écoulé, il y a une astreinte financière de 200 € par jour de retard, jusqu’à la levée de l’arrêté, tant que les travaux n’ont pas été effectués sans préjuger des procédures pénales.

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Réquisition de logements vacants pour SDF, est ce possible en France?

Réquisitionner les logements vacants quand le froid revient ? Est-ce possible ? Certes, l’Etat peut réquisitionner des logements vacants, une ordonnance de 1945 le permettant en cas de grande pénurie de logement. Si cette ordonnance n’a jamais été abrogée, elle n’a en fait été mise en œuvre que deux fois : 100.000 logements ont été réquisitionnés en 1962 pour loger les rapatriés d’Algérie, et 1.200 logements ont été réquisitionnés en 1985 sous le gouvernement de Jacques Chirac sous la pression d’associations, en plein cœur de Paris. Il y a forcement urgence. Il y a en France 2,3 millions de logements vacants. Mais la majorité sont inhabitables, ou bien ils se trouvent dans des endroits où il n’y a pas de demandes pour héberger des SDF. Par ailleurs, le propriétaire doit être indemnisé si son logement est réquisitionné. On imagine bien que les sans abris même aidés par des associations n’auront pas dans leur grande majorité les moyens de payer.

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