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La manipulation de masse; un art ???

Promenez-vous dans une foule. Portez votre attention sur les gens. Puis promenez-vous de nouveau dans la même foule et portez votre attention sur l’espace entre les gens. Il y en aura davantage à s’écarter les uns des autres. Essayez. Ça ne rate jamais. Voici une autre expérience. Arrêtez-vous à l’angle d’une rue et regardez en l’air pendant un moment. Vous verrez que les gens autour de vous regarderont aussi en l’air. Ils veulent savoir ce que vous regardez et pendant cette brève période vous aurez déterminé la direction de leur attention.

imagesSi je dis à un groupe de penser à une voiture rouge, il est très probable qu’ils le fassent tous. Et si je leur dis de ne pas penser à une voiture rouge… ils penseront quand même à une voiture rouge ! Ils auraient pu choisir de penser à une montagne bleue à la place. Ce qui permet de réaliser combien il est facile de diriger l’attention des masses.

Très peu de gens formuleront une pensée personnelle ou choisiront autre chose que ce qui leur a été dit. En fait, si vous ne prenez pas de décisions ni n’avez d’objectif, quelqu’un d’autre le fera pour vous. Vous connaissez cela dans votre vie personnelle : si votre conjoint vous demande où vous voulez aller dîner et que vous n’avez aucune préférence particulière, ce sera donc lui qui décidera où aller. La même chose s’applique à grande échelle.

En raison d’un défaut général de volonté et de prise de conscience de la plupart des gens, on décide pour eux de leur réalité, en leur donnant seulement l’illusion d’un choix – comme l’option de payer leurs impôts par carte de crédit ou par virement bancaire.

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Une corruption qui touche toutes les personnes dont les moyens d’existence, la vie ou le bonheur dépendent de l’intégrité de ceux qui occupent une position d’autorité.

Résultat de recherche d'images pour "corruption"« La corruption est l’abus d’un pouvoir confié, à des fins privées. Elle frappe toutes les personnes dont la vie, les moyens d’existence ou le bonheur dépendent de l’intégrité de ceux qui occupent une position d’autorité. »

Cette définition vaste a été choisie consciemment, car la corruption peut prendre des formes diverses et entraîner des problèmes variés dans les différentes cultures et les différents pays. Elle a toujours pour conséquence de faire souffrir un grand nombre de personne, car une personne ou un groupe (relativement) restreint de personnes souhaite s’enrichir aux dépens de la société et, par conséquent, de ses semblables.

Résultat de recherche d'images pour "corruption"La transparence ou « transparency » peut être décrite comme le principe selon lequel les gens, qui dépendent de décisions administratives, de transactions commerciales ou de subventions, prennent connaissance de la manière dont les décisions qui les concernent sont prises. Les fonctionnaires, les directeurs et les institutions ont le devoir de mener leurs affaires de manière claire, compréhensible et prévisible.

Il est évidemment possible de soutenir avec succès que la corruption ne représente pas un problème énorme en Belgique. En général, chaque citoyen peut faire appel aux services publics sans se voir demander de payer des pots-de-vin. Les fonctionnaires sont généralement bien rémunérés et ont donc moins tendance à vouloir enregistrer des revenus supplémentaires issus de pots-de-vin.

Toutefois, la Belgique, comme toute société, n’échappe pas totalement à la corruption. Il existe encore de nombreux abus dans plusieurs domaines. L’affaire de corruption la plus connue de ces dix dernières années est sans aucun doute l’affaire Agusta-Dassault. Agusta et Dassault sont deux entreprises à qui l’armée avait commandé des hélicoptères à la fin des années 80. À cet égard, elles avaient versé d’énormes pots-de-vin à plusieurs hommes politiques. Le scandale a entraîné la démission et la condamnation de différents hommes politiques, dont Willy Claes, ancien secrétaire général de l’OTAN.

Résultat de recherche d'images pour "fete corruptive"Malgré que cette situation ait mis la problématique de la corruption sous le feu des projecteurs, peu de mesures préventives ont été prises en Belgique. Ce n’est qu’à partir de 2005 environ qu’une politique en matière de réglementation des dénonciations a été lancée non sans hésitation et de manière très fragmentée. Ce n’est que depuis la loi du 15 septembre 2013 relative à la dénonciation d’une atteinte suspectée à l’intégrité au sein d’une autorité administrative fédérale par un membre de son personnel, qu’une procédure de dénonciation officielle a été créée pour les membres du personnel des pouvoirs publics fédéraux. Pour les fonctionnaires flamands, une réglementation de la dénonciation des abus existe depuis 2004 via le Médiateur flamand.

Malgré ces initiatives, une réglementation générale de la dénonciation d’abus s’appliquant à tout le monde, dont les citoyens ou les travailleurs d’entreprises privées, fait toujours défaut.

Dans une société sans corruption, une telle réglementation ne serait pas nécessaire, car une ouverture et une transparence totale mettraient rapidement en lumière les éventuels abus.

Résultat de recherche d'images pour "corruption"La lutte contre la corruption requiert plus que des efforts à long terme, elle demande des efforts incessants et une ardeur sans bornes. Tant que la corruption ne sera pas évitée et combattue activement de manière continue, une multitude d’abus continuera de se produire.

Le prix de la corruption est payé sur quatre plans : politique, économique, social et environnemental. Sur le plan politique, la corruption constitue un obstacle important à la démocratie et à l’État de droit. Dans un système démocratique, les agences et institutions perdent leur légitimité lorsqu’elles sont soumises à des abus à des fins privées. Bien que ce point soit dangereux pour les démocraties établies, il l’est d’autant plus pour les démocraties émergentes. Une direction politique responsable ne peut se développer dans un climat de corruption.

Sur le plan économique, la corruption mène à l’épuisement de la richesse nationale. La corruption entraîne souvent l’attribution de moyens publics rares à des projets peu rentables de premier plan, comme des barrages, des centrales électriques, des raffineries et des canalisations, au détriment de projets d’infrastructure moins spectaculaires, mais plus nécessaires, comme la construction d’écoles, d’hôpitaux et de routes ou l’approvisionnement en électricité et en eau des campagnes. En outre, la corruption perturbe le développement d’un marché honnête et fausse la concurrence, ce qui effraie les nouveaux investisseurs.

Résultat de recherche d'images pour "abus de pouvoir dessin"L’effet de la corruption sur la structure sociale de la société est le plus dangereux de tous. Il mine la confiance des gens dans la politique, dans ses institutions et dans sa direction. La frustration et l’indifférence générale d’un public désillusionné donne naissance à une société civile faible. Celle-ci ouvre à son tour la voie aux despotes et aux dirigeants élus démocratiquement, mais sans scrupules qui transforment les actifs nationaux en richesse personnelle. La demande et le paiement de pots-de-vin devient alors la nouvelle norme. Ceux qui ne veulent pas se conformer au régime émigrent souvent et le pays perd en général ses citoyens les plus capables et les plus honnêtes.

Les systèmes corrompus endommagent également souvent l’environnement. Le manque ou le non-respect des règles et législations environnementales ont vu des pays riches déplacer leur industrie polluante vers des pays pauvres. Dans le même temps, une exploitation inadéquate des ressources naturelles, allant du bois et des minéraux aux éléphants (et à leur ivoire), par des agents nationaux et internationaux ont fortement porté atteinte aux environnements naturels. Des projets qui détruisent l’environnement deviennent prioritaires pour le financement, car ils représentent des cibles faciles de transfert de moyens publics pour des affaires particulières.

Résultat de recherche d'images pour "corruption"Certains experts utilisent des analyses de régression et d’autres méthodes empiriques pour chiffrer les coûts de la corruption. Cette mesure est toutefois quasi impossible, car les montants consacrés aux pots-de-vin ne sont (évidemment) pas rendus publics. Personne ne sait précisément quelle somme d’argent est « investie » chaque année dans les fonctionnaires corrompus. De plus, les pots-de-vin ne prennent pas uniquement la forme d’argent : faveurs, services, cadeaux, etc. sont aussi fréquents. Il est tout au plus possible d’étudier la corrélation entre le niveau de corruption et, disons, la démocratisation, le développement économique ou la dégradation de l’environnement. Les coûts sociaux de la corruption sont encore plus difficiles à exprimer en termes d’argent. Personne ne sait ce que coûte à un pays la perte d’un entrepreneur énergique ou d’un scientifique renommé. En outre, chaque estimation des coûts sociaux en argent serait inadéquate pour mesurer la tragédie humaine qui accompagne un licenciement, l’analphabétisme ou des soins médicaux insuffisants. Le scepticisme général vis-à-vis de chaque tentative de quantification des coûts de la corruption est donc justifié. L’exemple suivant illustre le dilemme de l’expression de la problématique en faits et en chiffres :

Résultat de recherche d'images pour "corruption par la construction"Une centrale nucléaire est construite quelque part dans le monde pour un montant de 100 millions de dollars. Il peut être démontré que, sans corruption, les coûts ne s’élèveraient qu’à 80 millions de dollars. Le dommage financier subi par la société représente donc 20 millions de dollars. Dans la pratique, des projets sont souvent simplement planifiés de sorte que les personnes impliquées enregistrent d’importants gains privés. En supposant que la centrale nucléaire n’était pas nécessaire, le dommage financier devrait atteindre 100 millions de dollars. Par ailleurs, aucun grand projet de construction ne laisse l’environnement intact. Les résultats sont les suivants : plus de pollution, réduction de la valeur du sol, réinstallation des habitants, augmentation de l’endettement du pays, etc. Ce calcul, probablement le plus proche de la réalité, est extrêmement complexe. À l’échelle mondiale, il semble presque impossible de faire un tel calcul. Toutefois, même s’il était possible de calculer la dégradation de l’environnement, l’augmentation de l’endettement et d’autres factures, il serait impossible de mesurer l’étiolement de la confiance du public et de la légitimité d’un pouvoir public. Ces éléments constituent eux aussi des conséquences directes de la corruption.Résultat de recherche d'images pour "corruption scandinavie"

La corruption est principalement un problème du « Sud ». Alors que les pays scandinaves arrivent en haut du classement (ce qui signifie qu’ils sont perçus comme étant les moins corrompus), la majeure partie de l’Afrique subsaharienne figure au bas de la liste. Il serait cependant faux et contre-productif de conclure que, selon l’IPC 2014, la Somalie et la Corée du Nord sont les pays les plus corrompus au monde. L’indice n’a pas pour but de qualifier certains pays de « corrompus » ou d’opposer le « Nord » et le « Sud ». Il s’agit plutôt d’un instrument favorisant la sensibilisation de l’opinion publique quant au problème et la promotion d’une meilleure administration.

La corruption est autant un problème du Nord que du Sud. Les scandales récents en Allemagne, en France, au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni en sont la preuve. Il a été largement prouvé que la mesure du contrôle faisait la différence dans la mesure de la corruption. Les gens sont aussi corrompus que le système le leur permet. La corruption s’implante facilement dans un environnement où l’attrait et la possibilité d’actes de corruption existent. Il sera plutôt question d’un tel environnement dans les démocraties émergentes du Sud et de l’Est. Dans ces pays, les institutions administratives et politiques sont souvent encore faibles et les barèmes salariaux généralement très bas. Les fonctionnaires sont par conséquent tentés d’ajouter un « supplément » à leurs revenus en demandant des pots-de-vin. Dans les systèmes dictatoriaux, les institutions administratives et politiques ne sont rien d’autre que des instruments d’usurpateur en faveur de ses pratiques corrompues.

Le Nord porte en outre une partie de la responsabilité de cette situation négative dans le Sud, en conséquence de son rôle en tant que payeur de pots-de-vin. Le paiement de ces pots-de-vin est en effet en grande partie alimenté par les intérêts commerciaux du Nord. Jusqu’à récemment, les autorités des pays riches toléraient non seulement ces pratiques corrompues, mais elles les récompensaient même : les coûts encourus pas les entreprises pour payer des pots-de-vin étaient déductibles fiscalement dans de nombreux pays. Heureusement, la Convention de l’OCDE contre la corruption de 1999 a entraîné la pénalisation de la corruption des fonctionnaires étrangers.

Outre le problème de la diffusion régionale de la corruption, la question de la corruption par secteur se pose souvent. L’ICPE donne quelques données statistiques sur les secteurs économiques les plus sensibles à la corruption.

Selon les résultats de l’ICPE, le problème de la corruption est surtout présent dans le secteur des travaux publics et de la construction, suivi par le secteur des armes et de la défense. Le secteur le moins corrompu est l’agriculture.

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Le recensement des fraudes électorales.

La difficulté à recenser les fraudes électorales tient à leurs caractéristiques et aux conditions de leur publicité mais aussi à la complexité de l’analyse quantitative des « anomalies » électorales. Peu de travaux scientifiques se risquent à proposer une approche quantitative des pratiques frauduleuses et leurs résultats restent souvent fragiles. Nombre d’acteurs politiques avancent néanmoins des estimations du niveau et des évolutions des manœuvres électorales. Il s’agit le plus souvent d’en tirer des conclusions sur l’état de santé de la démocratie, présumé meilleur lorsque les fraudes sont rares. Il s’agit surtout de nourrir des stratégies de légitimation ou de disqualification politiques. Au vu des obstacles à un recensement des fraudes, ces estimations nous renseignent finalement bien moins sur le phénomène que sur ceux qui entendent le mesurer.

Le rôle de l’opposition, essentiel en démocratie.

Résultat de recherche d'images pour "opposition"Tout d’abord, l’opposition constitue un contre-pouvoir : elle permet d’éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n’ait la tentation de mener une politique portant atteinte aux droits et libertés. Pour cela, l’opposition dispose en France de différents moyens : la mise en cause de la responsabilité gouvernementale devant l’Assemblée nationale par la motion de censure, la saisine du Conseil constitutionnel (par soixante députés ou soixante sénateurs), les questions posées au Gouvernement dans les enceintes parlementaires…

L’opposition incarne aussi la possibilité d’une alternance politique : elle participe à l’existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants. Or, il n’y a de choix véritable que si l’électeur peut se prononcer entre plusieurs possibilités. Ainsi, l’opposition, en proposant un nouveau cours à la politique nationale, permet aux citoyens éventuellement mécontents de disposer d’un recours. Avec les moyens qui sont à la disposition des parlementaires, elle peut manifester son désaccord envers la politique suivie et tenter de retarder sa mise en œuvre.

Enfin, l’opposition permet de renouveler le personnel politique : lorsque la majorité perd le pouvoir, une nouvelle génération d’hommes politiques peut trouver une place de choix dans l’opposition, et se préparer ainsi à assumer des fonctions importantes à l’occasion d’une victoire future.

Le rôle de l’opposition est donc essentiel en démocratie. C’est pourquoi certains pays ont conféré un véritable statut à l’opposition.

 

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L’abstention électorale en Europe.

22% des électeurs inscrits ne sont pas allés voter dimanche 23 avril 2017 pour le premier tour de la présidentielle française.Aux élections générales allemandes, sur les deux derniers scrutins, le taux d’abstention tournait autour de 28% ce qui est assez important. Auparavant, les Allemands votaient plus. En 2005, le taux d’abstention n’était que de 22 % et, en 1971, de 9% seulement. Lors des dernières législatives de 2015, un tiers des électeurs ne sont pas allés voter. Quatre électeurs britanniques sur dix s’étaient abstenus lors des élections en 2001. En Belgique, lors des dernières élections législatives en 2014, le taux d’abstention n’a été que de 10%, comme dans les scrutins précédents d’ailleurs. Le vote obligatoire existe en Belgique, Grèce, Autriche ou Luxembourg et risquent donc entre 25 et 150 euros maximum, mais réellement, c’est quasi nul en sanctions. En Grèce, il n’y a pas de sanction, non plus. En Autriche, par contre, l’électeur risque jusqu’à 700 euros d’amende s’il ne vote pas. Ce sont dans les pays de l’Est, où l’on observe une sorte de « coït interrompu » vis-à-vis de la politique en générale , 25 ans après la chute du communisme.  L’abstention monte souvent à 40%, voire plus. Lors des dernières élections en décembre 2016, six Roumains sur dix ne sont pas allés voter, démobilisés et très souvent dégoûtés par la corruption.

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541 jours sans gouvernement .

Un record mondial hors catégorie qui s’est arrêté à 541 jours sans gouvernement. Le Roi désespérait de nommer enfin un gouvernement.  Depuis 1974, il n’y avait plus eu de premier ministre francophone. Des circonstances dramatiques où Elio Di Rupo à dû assumer ses premiers gestes de Premier ministre ; les syndicats des services publics sont en grève et des barrages paralysent une bonne partie du pays.
La réforme des pensions a été votée dans la foulée. Mais cela semble une évidence : la vie de ce gouvernement ne sera pas un long fleuve tranquille. Le divorce entre le FDF et le MR. Le FDF avait refusé l’accord institutionnel et vivait sa vie tout seul tandis que le MR a un nouveau président, Charles Michel. Et toujours au rayon des promotions : Benoît Lutgen trône au cdH, et Bruno Tobback au sp.a. ; le grand chambardement.

541 jours sans gouvernement !

Les négociations ont été rythmées par des naissances, des décès, et aussi des indiscrétions parfois embarrassantes en matière de vies privées. Touché par la maladie, Elio Di Rupo s’est fait opérer une semaine plus tôt. Il est alors formateur et le pays resté suspendu une semaine à son repos forcé. Elio Di Rupo, toujours discret, a dû, pourtant affronter une nouvelle épreuve et les négociations ont été à nouveau suspendues. Et puis il y a eu ceux qui ont disparu de l’image. Soit du paysage politique belge, soit de la photo de famille du gouvernement. Le 7 juillet 2011, on savait déjà que le gouvernement se fera sans la N-VA. 7 juillet, le jour où Bart De Wever dit « non » à la note Di Rupo.  La crise politique belge de 2010-2011 a débuté après les élections législatives fédérales belges du 13 juin 2010.

En bref, durant la crise politique de 2007-2008, la Belgique avait déjà dû attendre 194 jours pour que soit formé un nouveau gouvernement, issu des élections. Le premier ministre sortant et battu aux élections, Guy Verhofstadt, avait dû gérer les affaires courantes, puis former un nouveau gouvernement intérimaire, en attendant que son successeur Yves Leterme puisse former son gouvernement, ce qui n’a eu lieu que le 20 mars 2008. La crise politique belge de 2010-2011 a débuté après les élections législatives fédérales belges du 13 juin 2010.

Durant la crise politique de 2007-2008, la Belgique avait déjà dû attendre 194 jours pour que soit formé un nouveau gouvernement, issu des élections de juin 2007. Le premier ministre sortant et battu aux élections, Guy Verhofstadt, avait dû gérer les affaires courantes, puis former un nouveau gouvernement intérimaire, en attendant que son successeur Yves Leterme puisse former son gouvernement, ce qui n’a eu lieu que le 20 mars 2008. La situation politique issue des élections de 2010 est encore plus complexe et c’est cette fois Yves Leterme qui doit gérer les affaires courantes en attendant d’avoir un successeur susceptible de présenter un gouvernement. Le 6 décembre 2011, Elio Di Rupo prête serment en tant que nouveau premier ministre. Les 541 jours séparant la démission du gouvernement Leterme II de la formation du gouvernement Di Rupo constituent la plus longue crise politique de l’histoire contemporaine européenne.

La situation politique issue des élections de 2010 est encore plus complexe et c’est cette fois Yves Leterme qui doit gérer les affaires courantes en attendant d’avoir un successeur susceptible de présenter un gouvernement. Le 6 décembre 2011, Elio Di Rupo prête serment en tant que nouveau premier ministre. Les 541 jours séparant la démission du gouvernement Leterme II de la formation du gouvernement Di Rupo constituent la plus longue crise politique de l’histoire contemporaine européenne.

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Qui peut voter aux élections communales et provinciales en Belgique?

Il faut avoir 18 ans au plus tard à la date des élections, pour pouvoir voter.

Nationalité
toute personne belge;
toute personne étrangère: les personnes qui viennent d’un état membre de l’Union européenne doivent s’inscrire sur les listes électorales (à l’administration communale) sauf si elles se sont déjà inscrites aux précédentes élections communales.
les personnes qui viennent d’un état non membre de l’Union européenne doivent s’inscrire sur les listes électorales (à l’administration communale) .
La procédure pour pouvoir voter est détaillée ci-dessous.

Résidence
Il faut être inscrit(e) au registre de la population ou au registre des étrangers de la commune belge de résidence.

Les personnes qui viennent d’un état membre de l’Union européenne (carte E ou E+) sont mentionnés au registre de population ce qui équivaut à une inscription à ce registre.
Les personnes qui viennent d’un état non membre de l’Union européenne doivent résider en Belgique, à titre principal, depuis 5 ans au moins.
Si un étranger, lors de l’introduction de sa demande (par exemple le 22 février 2012), ne satisfait pas encore à la condition des cinq années ininterrompues de résidence principale mais qu’il est susceptible d’y satisfaire avant le 31 juillet 2012, ou au plus tard à cette date, sa demande ne doit pas être rejetée. Par contre, la décision du collège des bourgmestre et échevins doit être reportée jusqu’à la date où l’étranger va remplir la condition de cinq années ininterrompues de résidence principale en Belgique.

Les personnes qui viennent d’un état non membre de l’Union européenne doivent disposer d’un titre de séjour légal en Belgique prouvant soit un droit d’établissement soit une autorisation de séjourner dans le royaume pour une durée indéterminée ou déterminée et être inscrites au registre de la population ou au registre des étrangers.

Satisfont à cette condition les étrangers non européens qui au moment de l’introduction de la demande, ont résidé en Belgique de manière ininterrompue depuis cinq ans au moins sous le couvert de:

d’une carte électronique C – carte d’identité d’étranger (ancienne carte jaune papier);
d’une carte électronique A (durée limitée) ou carte électronique B (durée illimitée) – (ancienne carte blanche) – certificat d’inscription au registre des étrangers;
d’une attestation d’immatriculation modèle A- carte orange
d’une annexe 35 – document spécial de séjour délivré lors d’une demande en révision dirigée contre une décision qui entraîne l’éloignement du Royaume.
– d’une carte D – résident de longue durée CE
– d’une carte F (carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’Union) ou F + (carte de séjour permanent de membre de la famille d’un citoyen de l’Union)

Documents de séjour:
(ou modèle B-carte mauve)
– annexe 15 (ou autorisation de séjour provisoire) sauf si elle a été délivrée à des étrangers travailleur transfrontalier
– annexe 19
– annexe 19 ter

Ils doivent avoir séjourné sous le couvert d’un de ces documents ou de plusieurs d’entre eux.

En ce qui concerne les réfugiés reconnus, la période entre l’introduction de la demande d’asile (délivrance d’une annexe 25 ou 26) et la décision positive de reconnaissance doit être prise en compte pour le calcul des cinq années.

Sources :

http://electionslocales.wallonie.be/electeur/qui-peut-voter

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