Le rôle de la vitamine D pour les enfants.

La vitamine D est nécessaire à la croissance des enfants. Grâce à cette vitamine, le corps absorbe le calcium présent dans les aliments. La vitamine D est donc essentielle au développement des os et des dents. Un apport suffisant en vitamine D permet entre autres de prévenir le rachitisme, une maladie qui nuit à la croissance et au développement des os.

La vitamine D joue aussi un rôle dans le bon fonctionnement des cellules de même que dans l’immunité. Selon certaines études, la vitamine D préviendrait l’asthme, le diabète, la sclérose en plaques et certains cancers.

Les experts recommandent donc 400 UI de vitamine D par jour pour les bébés et 600 UI pour les enfants de plus d’un an.

Certains enfants sont plus à risque de manquer de vitamine D.
Les bébés allaités
Les bébés non allaités qui boivent moins de 1 000 ml (34 onces) par jour de préparations commerciales pour nourrissons
Les bébés dont la mère manque de vitamine D
Les bébés à la peau foncée
Les enfants habitant le Grand Nord
Sources de vitamine D

Soleil

La principale source naturelle de vitamine D est l’exposition au soleil. Grâce aux rayons UV du soleil, le corps crée sa propre vitamine D. Dix à quinze minutes d’exposition de la peau au soleil du midi (sans crème solaire) seraient suffisantes pour combler les besoins des enfants.

Cependant, dans un pays situé au Nord comme le Canada, l’ensoleillement et la puissance des rayons solaires sont insuffisants d’octobre à avril pour que la peau réussisse à produire de la vitamine D. De plus, le reste de l’année, la crème solaire et les vêtements qui couvrent la peau diminuent la production de vitamine D. Il n’est d’ailleurs pas recommandé d’exposer les nouveau-nés au soleil ou de faire sortir un enfant sans lui mettre de la crème solaire.

Le soleil ne permet donc pas de combler les besoins en vitamine D des enfants, en particulier l’hiver.

Alimentation

Les poissons gras (saumon, hareng, truite, maquereau, thon, tilapia) renferment naturellement de grandes quantités de vitamine D. Une portion de 100 g de saumon fournit en moyenne 400 UI, mais il faudrait en manger tous les jours. Les œufs à la coque contiennent également un peu de vitamine D.

On recommande aux tout-petits de ne pas consommer plus de 750 ml de lait de vache par jour. Boire trop de lait pourrait nuire à l’appétit de l’enfant pour d’autres aliments et diminuer, entre autres, son apport en fer.
Par ailleurs, le lait est obligatoirement enrichi en vitamine D au Canada. Il en est donc une très bonne source. Deux verres de lait (500 ml) comblent le tiers des besoins des enfants de enfants des produits à base de lait, comme des soupes, des boissons frappées et des poudings. La margarine est également enrichie en vitamine D.

Utilité des suppléments

Les bébés

La quantité de vitamine D consommée pendant la grossesse pourrait influencer le risque que le bébé souffre d’une carence après sa naissance. La recommandation actuelle pour les femmes enceintes ou qui allaitent est de prendre 600 UI de vitamine D par jour.
Les bébés allaités devraient recevoir un supplément de 400 UI de vitamine D par jour. En effet, si la mère a un taux trop faible de vitamine D, le lait maternel n’en contiendra pas assez pour répondre aux besoins du nourrisson. Selon certains experts, il serait aussi possible de donner des suppléments de 4 000 UI/jour aux mères qui allaitent pour que leur lait contienne suffisamment de vitamine D.

Les préparations commerciales pour nourrissons sont enrichies en vitamine D. Par conséquent, les bébés qui sont nourris de cette façon n’ont pas besoin de suppléments s’ils consomment au moins 1 litre de préparation commerciale par jour.

Les enfants

Il est difficile d’atteindre 600 UI de vitamine D par jour par l’alimentation seulement. C’est pourquoi de plus en plus de pédiatres et de nutritionnistes recommandent que les enfants prennent un supplément de 400 UI en plus de leurs deux verres de lait quotidiens.

Il existe des suppléments à croquer ou des suppléments liquides que l’on peut ajouter à de l’eau, du jus ou du lait. La vitamine D en goutte serait plus efficace.

Les suppléments de vitamine D peuvent être pris à n’importe quel moment du jour, en mangeant ou non. Certaines études révèlent toutefois que la réponse du corps à la vitamine D augmente lorsque les suppléments sont pris au moment du repas.

Risque de surdose?
Dans une journée, la limite maximale recommandée de vitamine D est de :
1 000 UI chez les bébés de moins de 6 mois (25 à 30 mg)
1 500 UI chez les bébés de 6 mois à 1 an;
2 500 UI chez les enfants de 1 à 3 ans;
3 000 UI chez les enfants de 4 à 8 ans.
Le risque de surdose est donc faible puisqu’il est difficile de consommer autant de vitamine D dans une seule journée, même en prenant des suppléments. Cependant, les parents devraient être vigilants de bien offrir des suppléments conçus pour les enfants, car les suppléments pour adultes sont beaucoup trop concentrés.

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Comment mon enfant vit-il un deuil?

Même si cela peut être difficile, il est essentiel de parler de la mort avec l’enfant lorsqu’elle frappe un être cher. Les réactions se feront suivant leurs âges, leurs caractères, leurs personnalités, les circonstances entourant le décès de la personne et de nombreux autres facteurs. Il n’est pas facile de parler de la mort avec un enfant. Pour l’aider à comprendre ce qu’est réellement la mort, il est recommandé d’aborder ce sujet avec l’enfant avant même qu’un décès survienne dans son entourage. À la suite d’un décès, l’enfant peut avoir différentes réactions. Il peut avoir de la peine et pleurer, refuser la mort de la personne décédée, ressentir de la colère envers la personne décédée, se sentir coupable ou abandonné, présenter peu de réactions mais aussi, démontrer des réactions d’amour ou même de soulagement. Peu importe sa réaction, ne le tenez pas éloigné de ce qui se passe. Il a lui aussi besoin de vivre son deuil, car votre enfant, tout comme vous, vivra différentes émotions.
Certains enfants peuvent toutefois se tourner vers une autre personne de confiance (ex. : une institutrice, un professeur ou  un éducateur) pour obtenir des réponses à leurs questions. Si votre enfant ne parle pas du décès, demandez-lui tout de même s’il a des questions. Invitez-le aussi à venir vous voir à tout moment s’il a d’autres questions. Le temps du deuil dépend du lien avec la personne décédée, mais ne se calcule pas. Cela ne signifie pas que l’enfant sera en détresse, mais qu’il doit apprendre à vivre sans la personne qui va lui manquer. Chaque deuil est unique, c’est pour cette raison qu’ il faut éviter de comparer les réactions d’un enfant à celles d’un autre. Votre enfant a toutefois besoin de se sentir rassuré et soutenu. Nommez vos émotions et parlez-en avec lui, restez à l’écoute, et s’il veut participer au rituel de deuil, laissez-le libre de le faire, mais ne l’y forcez pas. Conservez une routine, autant que possible, ne lui mentez pas. N’utilisez pas d’expressions comme « s’endormir», « partir » ou « s’en aller au ciel » pour expliquer la mort. Votre enfant pourrait avoir peur d’aller au lit, de crainte de mourir lui aussi. Prenez soin de vous et demandez de l’aide, au besoin, pour vous et pour votre enfant.
Si votre enfant n’est plus comme avant et qu’il présente différentes réactions comme faire de l’insomnie et des cauchemars; avoir peur de rester seul ou d’être dans le noir; souffrir d’anxiété de séparation et ne plus vouloir quitter la maison sans vous; avoir souvent des malaises, comme des maux de ventre ou des nausées; être plus agité; avoir perdu sa motivation, toutes ces réactions de votre enfant à l’égard du décès sont « normales », car elles sont pour lui un moyen d’exprimer ce qu’il vit. Si vous êtes inquiet, parlez-en à votre enfant. N’hésitez pas à demander de l’aide (ex. : psychologue, un(e) assistant(e) social(e), médecin, etc…) si votre enfant présente de grands changements de comportements ; vous parle de son intention de mourir ; développe des peurs qui l’empêchent de fonctionner ; et/ ou vous inquiète.
Pourquoi est-elle morte ? Vas-tu mourir, toi aussi ? Qu’arrive-t-il quand on meurt ? Tant de questions que peuvent se poser un enfant vivant un deuil. Expliquez-lui la vraie cause du décès et pour rassurer votre enfant, vous pouvez lui indiquer la personne que vous avez choisie pour prendre soin de lui s’il devenait orphelin, mais aussi que vous êtes prudent et en bonne santé. Toutefois, un enfant qui a vécu la mort d’un être cher a toujours peur de vivre un autre décès. Il est donc rarement tout à fait rassuré.
Aussi, la première certitude quant à la mort est qu’elle entraîne l’arrêt du fonctionnement du corps, et c’est ce qu’il faut faire comprendre à l’enfant. C’est une question de franchise, mais aussi de prévention du suicide. Il faut éviter de rendre la mort trop belle ou de donner à l’enfant la possibilité de décider de mourir pour aller rejoindre l’être cher. Par la suite, vous pouvez lui parler en précisant qu’il s’agit de croyances, comme par exemple : « Je crois que l’amour de papa vit autour de toi. »

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