Le prix du pétrole, de toute façon amené à augmenter !

En un an, le prix du diesel à la pompe a progressé d’environ 23% contre 15% pour celui de l’essence, mais l’augmentation des taxes n’a été qu’un facteur secondaire de la flambée des prix à la pompe. La principale raison de l’augmentation tient à l’accroissement du prix du carburant hors taxe, elle-même liée à la hausse du prix du pétrole.

Le prix du pétrole est donc de toute façon amené à augmenter !

Voici quelques faits très importants à comprendre:

– La consommation mondiale de pétrole représente 97,4 millions de barils par jour (mbj), (soit 179.000 litres par seconde).
La consommation mondiale de pétrole n’a JAMAIS cessé d’augmenter. L’humanité n’a pas du tout entamé de réduction de sa consommation, et ne semble pas prête à s’y mettre, malgré les risques liés au réchauffement climatique.

– 98% des énergies de transport sont issues du pétrole.
Le transport maritime, aérien, fluvial et routier utilise presque toujours des moteurs thermiques. (source IFPEN)

– l’ONU Environnement ( Programme des Nations unies pour l’environnement ) rappelle que, pour conserver une chance de contenir la hausse de température globale sous le seuil de 2 °C par rapport au niveau préindustriel, il est urgent de tourner la page des énergies fossiles, en laissant dans le sous-sol entre 80 % et 90 % des réserves connues de charbon, un tiers de celles de pétrole et la moitié de celles de gaz.

– Dans une synthèse scientifique publiée en 2012, des chercheurs britanniques concluent que « plus des deux tiers de la capacité actuelle de production de pétrole brut devra être remplacée d’ici à 2030, simplement pour maintenir la production constante. Compte tenu de la baisse à long terme des nouvelles découvertes, ce sera un défi majeur, même si les conditions [politiques et socio-économiques] s’avèrent favorables ». Ainsi, d’ici une quinzaine d’années, pour se maintenir, l’industrie devra donc trouver un flux de 60 millions de barils/jour, soit l’équivalent de la capacité journalière de six Arabie Saoudite !

Les connaissances sur l’état des réserves se précisent, et un nombre croissant de multinationales, de gouvernements, d’experts et d’organisations internationales deviennent pessimistes quant à l’avenir de la production. Les auteurs de la précédente étude concluent : « une baisse soutenue de la production mondiale de pétrole conventionnel semble probable avant 2030 et il existe un risque important que cela débute avant 2020 », un constat que partagent des rapports financés par le gouvernement anglais, et les armées américaine et allemande.

En bref, un consensus est en train de naître sur le fait que l’ère du pétrole facilement accessible est révolue et que nous entrons dans une nouvelle époque.

Nous allons vers un monde où le pétrole conventionnel se raréfie, autrement dit : c’est bientôt la fin d’un pétrole peu cher.

– Près de 3,1 millions de voitures électriques ou hybrides étaient en circulation dans le monde à la fin 2017, contre bien plus d’un milliard de voitures thermiques.

– Les véhicules électriques ne pourront ABSOLUMENT PAS remplacer tous les véhicules avec moteur à explosion.
Déjà la fabrication des véhicules électriques est très polluante, mais surtout, il n’y a PAS SUFFISAMMENT de ressources minérales pour les produire en grande quantité, les composants nécessaires étant gourmand en matières premières minérales dites « critiques » .

– En ce qui concerne le pétrole et gaz de schiste, passons rapidement sur le fait que les techniques d’extraction menacent l’environnement et la santé des riverains, provoquent des micro-tremblements de terre, des fuites de méthane et de matières radioactives, consomment énormément d’énergie, de sable et d’eau douce, et contaminent les nappes phréatiques.
En fait, les entreprises de forage présentent surtout des bilans financiers désastreux. En cela, les pétroles de schiste sont qualifiés comme étant les « nouveaux subprimes ». Ce n’est pas la-dessus non plus qu’il faudra compter.

La fin de l’ère pétrolière arrivera donc brutalement.

Résultat de recherche d'images pour "petrole"

Publicités

Flexitarien – flexitarienne; une autre vision concernant l’alimentation quotidienne.

C’est en 2003 que l’American Dialect Society a choisi le mot flexitarian comme le néologisme le plus utile de l’année, le définissant comme « un végétarien qui mange occasionnellement de la viande ».

Ce terme désigne la pratique alimentaire de personnes qui sont principalement végétariennes mais qui, parfois, mangent viande, poisson et autres « produits animaux ». Selon les circonstances, un flexitarien peut manger végétarien ou végétalien chez lui, mais manger des plats incluant de la chair animale lors d’occasions particulières comme aller au restaurant, lors de repas en famille ou chez des amis.

Les flexitariens partagent généralement les préoccupations des végétariens et végétaliens, à savoir le souhait d’un traitement plus juste des animaux, ou des préoccupations environnementales ou de santé, mais ils s’imposent des contraintes alimentaires plus souples pour différentes raisons comme des raisons pratiques dans le cadre d’invitations chez des amis par exemple, ou par goût.

Résultat de recherche d'images pour "Flexitarien"

Épisodes méditerranéens.

Trois à six fois par an en moyenne, de violents systèmes orageux apportent des précipitations intenses (plus de 200 mm* en 24 heures) sur les régions méditerranéennes. L’équivalent de plusieurs mois de précipitations tombe alors en seulement quelques heures ou quelques jours.

Les épisodes méditerranéens sont liés à des remontées d’air chaud, humide et instable en provenance de Méditerranée qui peuvent générer des orages violents parfois stationnaires. Ils se produisent de façon privilégiée en automne, moment où la mer est la plus chaude, ce qui favorise une forte évaporation.

Image associée

 Typhon, ouragan et cyclone ?

Les termes typhonouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité : ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c’est-à-dire 118 km/h ( soit une force 12 sur l’échelle de Beaufort).

La désignation adoptée dépend simplement de l’endroit du globe où se produit le phénomène.

Le terme cyclone ou cyclone tropical est réservé à l’océan Indien et au Pacifique sud. On parle en revanche d’ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est et enfin de typhon dans le Pacifique nord-ouest.

Chaque année, plus de 80 violentes perturbations atmosphériques se développent au-dessus des océans tropicaux.

Les différents types de sécheresses .

  • La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
  • La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l’évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l’évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l’eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l’humidité et à la température de l’air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
  • La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l’état du sol influant sur le ruissellement et l’infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

La surveillance marine en matière de pollution serait elle plus laborieuse avec le changement climatique ?

Alors que les animaux et les plantes impliqués dans les catastrophes telles que des incidents beaucoup trop petits, souvent invisibles, persistants et beaucoup plus difficiles à repérer. sont facilement identifiés comme stressés ou physiquement affectés par la pollution, les organismes peuvent sembler et se comporter parfaitement normalement. Ce n’est qu’au fil du temps que l’exposition chronique à la pollution de faible intensité fait des ravages. Souvent trop tard pour faire quelque chose pour sauver une population particulière, dont le déclin pourrait avoir des répercussions sur l’environnement, souvent avec des conséquences socio-économiques, Il y a donc non seulement une responsabilité morale à l’égard de l’environnement, mais aussi une forte incitation financière, car de nombreux emplois et moyens de subsistance dépendent d’un environnement sain et de ses écosystèmes. Les effets du changement climatique sont susceptibles d’affecter les biomarqueurs à trois niveaux. Alors qu’est ce que des biomarqueurs? 

Les biomarqueurs d’exposition constituent un outil permettant d’identifier rapidement les phénomènes de pollution, souvent à des niveaux non détectables par les méthodes classiques. Définis de manière vague comme des effets mesurables (paramètres) dans les organismes, fournissant des preuves de l’exposition à des polluants, les biomarqueurs conduisent à établir la cause et à fournir les données nécessaires pour éclairer toute décision politique à prendre.

Des rapports sur les changements climatiques montrent que les 75 mètres des océans du monde se sont réchauffées à un taux de 0,11 ° C par décennie depuis au moins supérieur 1971 et l’absorption de CO 2 causées par la pollution humaine a diminué le pH (niveau d’acidité) de -0,0014 à -0,0024 par an et devrait se poursuivre.

Le premier marqueur serait que les organismes couramment utilisés peuvent ne plus être disponibles, car ils migrent plus au nord à la recherche d’eau plus froide. Et ils peuvent alors être remplacés par des espèces envahissantes provenant d’eaux plus chaudes qui ne sont pas aussi sensibles à la pollution et donc moins utiles que les organismes biomarqueurs. La modification des schémas migratoires peut accroître le transport de contaminants dans le corps des organismes en quantités importantes vers d’autres endroits auparavant propres, voire même, dans certains cas, plus importants que les méthodes éoliennes ou utilisant l’eau.

Le second partirait du principe que le devenir et le comportement des contaminants dans l’environnement, en particulier leur persistance, leur capacité à être absorbés par les organismes et leur comportement une fois absorbés, sont fortement influencés par des facteurs environnementaux tels que la salinité, le pH et la température, changer dans les scénarios de changement climatique. Cela signifie que les organismes peuvent être plus ou moins sensibles aux polluants; le degré de changement dépendra des polluants spécifiques et des espèces d’organismes impliquées.

Et troisièmement, que les organismes incapables de migrer subissent un stress accru en raison des changements de température, de salinité et de pH, ce qui peut signifier qu’ils ne sont plus suffisamment sensibles à la tâche des biomarqueurs.

Les preuves du changement climatique induit par la pollution causée par l’homme sont accablantes et il est clair que cela affecte l’environnement marin. Par conséquent, il peut être nécessaire de réévaluer et d’adapter certaines espèces de biomarqueurs et certains paramètres couramment utilisés pour cet environnement changeant si l’on veut les utiliser à l’avenir comme systèmes d’alerte précoce à la pollution.

Image associée

Le changement climatique est réel.

Le changement climatique est réel selon Greenpeace.
51°C enregistrés en Algérie, 50°C au Pakistan, une vague de chaleur qui a tué plus de 80 personnes au Japon , plus de 80 personnes ont été tuées dans les feux de forêt grecques, plus de 74 décès au Québec et le cercle arctique en feu.

Le changement climatique est le changement du type de météo moyen ou de climat sur une période donnée. Le changement se manifeste le plus clairement par une augmentation ou une diminution de la température moyenne, des changements de circulation atmosphérique et de cycle de l’eau et, par voie de conséquence, de la couverture nuageuse et de la quantité de précipitations sur Terre.

Il y a 100 millions d’années, des dinosaures vivaient dans nos contrées, dans un environnement tropical. Il y a à peine 15 000 ans, ce même paysage était couvert de glace : la calotte glaciaire s’étendait jusqu’au nord des Pays-Bas, et on pouvait marcher sur la glace jusqu’en Angleterre.

Le climat a constamment changé en raison de causes naturelles, et il continuera de changer dans le futur.

Résultat de recherche d'images pour "changement climatique"

Éolien, solaire, biogaz, géothermie, énergies marines…N’en déplaisent aux plus sceptiques, les énergies renouvelables ont le vent en poupe.

Les plus largement développées – Hydraulique, éolien, photovoltaïque, et biomasse (bois énergie) – atteignent un niveau de coût compétitif avec les technologies conventionnelles. Qui aurait pu imaginer, il y a 10 ans, que le coût du solaire photovoltaïque serait divisé par 10 ? L’énergie éolienne est variable, mais pas intermittente. Les éoliennes produisent en moyenne 95% du temps. Avec les nouvelles technologies, on peut aussi prévoir de plus en plus la production d’une éolienne, 3 jours à l’avance. Et grâce aux évolutions technologiques, une éolienne peut désormais produire même avec des vents faibles. Rappelons que les éoliennes ont joué un rôle crucial et montré leur fiabilité pour produire à la place du nucléaire. Quant au solaire, trop de gens pensent encore que les équipements thermiques et photovoltaïques ne sont pas adaptés à nos climats. Que dire alors des pays scandinaves et de l’Allemagne qui ont largement développé la filière chez eux. Evidemment moins productif que dans le Sahara, le solaire n’en reste pas moins utile et complémentaire avec d’autres sources d’énergie renouvelable. Les sources d’énergie accessibles, l’eau, le soleil et le vent n’émettent ni gaz à effet de serre, ni particules fines. Bien qu’elle ne soit pas exploitable en l’état, une heure de lumière solaire envoie sur la planète l’équivalent de ce que le monde consomme actuellement en un an. Ça donne une idée « éclairée » du caractère intarissable de l’énergie solaire ! Les installations permettant de capter ces énergies propres produisent des quantités variables de Co2. Pour une éolienne, ça correspond à 12,7g de CO2 par kwh sur la totalité de son cycle de vie ! Une émission de Co2 rapidement compensée après douze mois d’utilisation.
Pour le solaire, c’est l’usage et la transformation du silicium, de terres rares et de plastique pour fabriquer les cellules photovoltaïques des panneaux qui plombe le coût énergétique. Mais bonne nouvelle la marge de progression est énorme grâce au recyclage et à des technologies de plus en plus performantes.
Les grands barrages hydroélectriques sont d’un point de vue écologique les plus impactant. Comme ils modifient leur environnement, les projets de constructions titanesques sont aujourd’hui très contestés. On a bien fini par s’habituer aux autoroutes et aux grandes tours de béton. Tout est affaire de perspective, et de rapport aux bénéfices portés par le secteur. C’est vrai que la pollution de l’air et le changement climatique sont invisibles à l’œil nu mais, dans un futur relativement proche, ils menacent d’appauvrir et de défigurer le paysage bien plus sûrement que les éoliennes. A 500 mètres (distance obligatoire pour une habitation), une éolienne produit 30 db, soit le bruit ambiant dans une chambre à coucher. A titre de comparaison, un frigo produit 40 db en moyenne. Il est possible de limiter au maximum l’impact sur les oiseaux en choisissant le lieu d’implantation des éoliennes (ex : loin des points de passage des oiseaux en migration). Secteur très encadré par la loi, les professionnels ont à cœur d’améliorer leurs pratiques et les études montrent que la production d’électricité éolienne ne met pas en péril la survie d’espèces protégées ou même abondantes. Éolien, solaire, biogaz, géothermie, énergies marines. La plupart des emplois qui en sont liés se trouvent dans le secteur des fabricants de composants et de matériaux suivi par les services, tels que les travaux d’installation, la maintenance des installations éoliennes et les conseils. Le secteur des énergies renouvelables bénéficie d’investissements très importants et d’une image valorisante. Les objectifs ambitieux de nombreux pays participants comme la France,la Belgique, etc… l’Union Européenne dans le domaine des énergies renouvelables promettent un impact très important sur l’emploi dans les années à venir. N’en déplaisent aux plus sceptiques, les énergies renouvelables ont le vent en poupe et promettent un bel avenir d’ici, déjà 2020.

Résultat de recherche d'images pour "parc éolien belgique"

Le gaspillage alimentaire; Nous sommes tous concernés !!!

Le monde produit près de 4 milliards de tonnes de nourriture par an, mais 1,2 à 2 milliards de tonnes ne sont pas mangées, soit 88.000.000 de tonnes de nourritures gaspiller en Europe par an (173 kg par habitant). Ainsi 30% de ce qui est récolté n’atteint pas le marché. Les distributeurs jettent chaque année 1,6 millions de tonnes de fruits et légumes ne répondant pas aux critères de taille et d’apparence. 30 à 50% de ce qui est acheté dans les pays développés est jeté par les consommateurs, souvent à cause d’une mauvaise interprétation des dates d’expiration : « consommation recommandée avant » concerne la qualité du produit et non son risque sur la santé. Les données sur le gaspillage alimentaire mondial sont édifiantes. Le monde peut produire assez d’aliments pour nourrir les 6 milliards d’habitants de la planète. Malgré tout, 82 pays n’ont pas suffisamment de nourriture pour faire vivre l’ensemble de la population décemment.

Résultat de recherche d'images pour "gaspillage alimentaire"

Les limites écologiques de la croissance économique.

Dès le début des années 1970, le rapport Meadows met en évidence les limites du modèle de croissance occidentale. Le rapport conclut, d’une part, que les ressources de la terre ne pourront par nourrir indéfiniment une population mondiale en forte croissance et, d’autre part, que les ressources non renouvelables (pétrole, gaz, minerais…) vont finir par manquer. Quarante ans plus tard, la croissance économique mondiale semble en effet se heurter à « un mur écologique ».

Image associéeLa première limite de la croissance mondiale concerne la destruction du capital naturel de la planète, c’est-à-dire à l’épuisement des ressources renouvelables et non renouvelables, on trouve les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon…), mais aussi les réserves mondiales de minerais (or, uranium, cuivre…). L’exploitation de ces ressources s’est considérablement intensifiée depuis un siècle, au point que les scientifiques envisagent l’épuisement définitif de certaines d’entre elles dans un futur proche.

En connaissant le niveau de la production annuelle, d’un côté, et le niveau des réserves prouvées ou probables, de l’autre, on peut en effet extrapoler la « durée de vie » restante de ces ressources. Beaucoup de projections estiment ainsi que l’argent, le pétrole, le gaz ou le cuivre devraient arriver à leur stade d’épuisement avant la fin du siècle, et même dès 2040 pour certaines productions. Même si ces biens ne seront sans doute jamais totalement épuisés leur production ne pourra plus répondre à la demande mondiale et les conditions de leur extraction seront d’un cout tel qu’elles deviendront des biens précieux.

Mais l’épuisement guette aussi nombre de ressources renouvelables, comme les ressources halieutiques (produits de la pêche). Un rapport de l’organisation des Nations Unies (ONU) indique ainsi que près de 30% des espèces marines sont victimes de la surpêche et menacées, à terme, de disparition. Il faut aussi citer les ressources forestières : l’exemple du recul de la foret amazonienne est emblématique de cette situation et plusieurs essences semblent en danger (l’acajou, le palissandre, le teck…).

Image associéeLa deuxième limite écologique à la croissance est liée aux rejets polluants et en particulier à l’émission de dioxyde de carbone (CO2). Depuis plus d’un demi-siècle, les rejets du CO2, de méthane ou de protoxyde d’azote dans l’atmosphère ont connu une croissance exponentielle et l’accumulation de ces gaz provoque un renforcement de l’effet de serre. Celui-ci est naturel et nécessaire à la vie sur terre : sans lui, la température moyenne serait à -18°C, au lieu des 15°C actuels. Mais son renforcement induit d’importants déséquilibres climatiques : en particulier, il accélère le réchauffement de l’atmosphère. Le 5 ième rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), en novembre 2014, estimait que, si rien n’est fait, la température de la Terre pourrait s’élever de près de 5°C d’ici à la fin du siècle prochain, entrainant une montée des océans de près d’un mètre.

En outre, les océans vont devenir de plus en plus acides, de nombreuses zones fertiles vont se désertifier et les épisodes climatiques extrêmes (ouragan, tsunamis, canicules…) vont se multiplier. On s’entends à devoir compter par dizaine de millions le nombre de réfugiés climatiques dans les décennies à venir.

Les catastrophes écologiques constituent une dernière limite à la croissance économique actuelle. Le développement des activités industrielles, la surexploitation des ressources et le réchauffement climatique ont pour premier effet de gravement perturber les écosystèmes et de mettre en péril certaines espèces vivantes. Cette atteinte à la biodiversité est telle que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a constitué une liste rouge des espèces en danger. Elle fait apparaître qu’une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit ou encore un tiers des espèces de conifères sont menacés d’extinction.

Résultat de recherche d'images pour "accidents pétroliers"Par ailleurs, les accidents pétroliers chimiques ou nucléaires se sont multipliés ces dernières décennies. En 1984, la catastrophe de Bhopal, en Inde, a causé la mort de plus de 20 000 personnes. Le site est aujourd’hui encore hautement contaminé. Les accidents nucléaires de Tchernobyl en 1986 ou Fukushima en 2011 ont entraîné des milliers de décès du fait des radiations, mais aussi la contamination de l’environnement pour des décennies.

Dernier exemple des « dégâts du progrès » : les marées noires dues aux catastrophes pétrolières, comme celle intervenue en 1980 dans le golfe du Mexique, où 600 000 tonnes de pétrole brut se sont déversées dans l’océan, les naufrages de l’Amaco Cadiz en 1978, de l’Erika en 1999, du Prestige en 2002. A chaque fois, des écosystèmes entiers sont détruits et les conséquences écologiques s’y révèlent parfois irrémédiables. Selon le rapport Stern sur l’économie du changement climatique, le coût des catastrophes naturelles est ainsi passé de près de 4 milliards de dollars par an dans les années 1990.

Image associée