L’eau, une énergie renouvelable d’avenir

Première des énergies renouvelables dans le monde, l’énergie hydraulique est avantageuse car elle garantit une production durable, rentable et écologique puisqu’elle elle n’émet ni gaz à effet de serre ni pollution (déchets radioactifs). De plus, l’hydroélectricité répond à faible coût aux brusques fluctuations de la demande électricité.

 

A titre d’exemple, une centrale hydraulique peut atteindre, en seulement quelques minutes, une production de 1800 MegaWatts équivalente à celle de deux réacteurs nucléaires. L’hydroélectricité est donc particulièrement adaptée pour répondre aux pics de consommation électricité en période de grand froid notamment.

 

La situation française est pour le moins complexe. Les capacités d’extension de la production hydroélectrique sont limitées puisque les 3/4 du réseau hydraulique sont déjà utilisés. Pour augmenter la part de l’hydraulique dans le « mix énergétique », EDF mise donc sur une stratégie en 2 points.

 

Le premier axe de manoeuvre d’EDF est lié à l’augmentation de la productivité des centrales déjà déployées. Un plan quinquennal de 560 millions d’euros – baptisé SuPer Hydrau (Sûreté et Performance de l’Hydraulique) – a été lancé par EDF en 2006 avec l’objectif de rénover et d’améliorer la performance et la disponibilité du parc hydraulique.

 

Le second axe consiste à déployer de nouveaux centres de production. Il s’agit de construire plusieurs nouveaux ouvrages. L’aménagement de Gavet (Isère), entièrement souterrain, remplacera d’ici 2013 les six centrales hydrauliques actuellement installées sur la Romanche. Non seulement, le barrage sera mieux intégré dans l’environnement, mais il sera aussi plus puissant (90 MW contre moins de 80 MW pour les six ouvrages existants).

Face aux limites du parc hydraulique traditionnel et à l’impopularité des travaux et de leurs conséquences environnementales (vallées englouties, faune et flore menacées), d’autres solutions sont expérimentées. Depuis 30 ans, l’usine marémotrice de la Rance (entre Saint-Malo et Dinard) produit de l’électricité grâce à ses 24 turbines qui utilisent à la fois la force des marées (hautes et basses) et celle du courant de la rivière.

Dans la même logique, la technique de l’hydrolienne est actuellement en phase de test en Bretagne. L’hydrolienne est à l’eau ce que l’éolienne est à l’air. La force des courants marins actionne des turbines dont l’énergie mécanique produite par la rotation des pales est transformée en énergie électrique. En 2012, EDF lancera un parc hydrolien de démonstration (4 hydroliennes) au large de Paimpol et de l’ïle de Bréhat dans les côtes d’Armor.

 

Face aux défis que représentent l’accroissement rapide des besoins énergétiques, et le problème du réchauffement climatique, l’énergie hydraulique est une solution d’avenir qui devrait permettre d’atteindre l’objectif de 22% de part d’énergies renouvelables dans la production européenne d’électricité.

L’évolution constante de l’énergie solaire :

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un commentaire

  1. C’était en 2012.. Depuis,grâce au maque(reau)rond,la fabrication et la maintenance des turbines sont passées sous pavillon US…Quant aux hydroliennes testées en Bretagne ( en partie financées localement), elles sont partes au Canada.. Et le projet de privatisation des barrages ( au bénéfice de fonds de pensions us ?) nous placera encore plus sous dépendance énergétique de financiers avides.

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